Moi : - Insecte scandaleux qui siffle à mes oreilles mes péchés d’orgueil. Claque tes ailes à mes boucles, clinque à l’or et breloque. Renvoie le soleil à lui-même, auto-suffisant. Brille d’impatience et secoue tes notes provocantes.

TOI : - les mots t’échappent petite fille, mais tes boucles, d’or et de lumière m’ont éblouies. Conte-moi ton histoire, conte la encore.

Moi : -  Des étés sur la terre, pentagone et finistère, regarder loin et trébucher. Tomber sur toi et s’arrêter. La course du soleil s’échoue, s’assèche, échec. Toi et moi. 

TOI : - D’où viens tu belle créature ? Ta source me semble si lointaine. Mais le soleil l’anime. D’où je viens, l’on m’a parlé d’elle. L’on m’a aussi parlé de toi. De ces grands arbres qui m’abritaient, ta chute ici bas était attendue.

Moi : - renifler la chance à ton cœur, la délivrance à ton âme. Brandir les grands airs, les flambeaux, sauter les barricades, toi et moi.

TOI : -   Mes ailes sont brisées et mon cœur s’effiloche. Cogne le roc de nos envies sur la force intrépide de nos angoisses. Mon aile prend l’air mon amie, et mes rêves ont prit la flotte. Frotte et frotte la lampe qui fera sortir ton génie.

Moi : Prends ton envol grand oiseau. Ici sont des contrées crachantes écorchantes trop agressives pour ton fragile plumage. Pars, et ne reviens pas…

Toi :- Pense mes plaies et retrouve moi là-bas, à la croisée des chemins.

Moi : -Pars petit homme, tes pas se perdent ici bas.

Toi :- Cesse de pleuvoir ta féminité, ma guerrière. Rejoins moi vite, les portes se referment et de l’autre monde ne me parviennent plus que les restes d’un halo vague et affaibli.