régime...
Par sophie le jeudi 26 août 2010, 18:06 - billets d'humeur - Lien permanent
Voilà ça fait plus d'un an que je suis au régime anti cholestérol... ( le foie ne gère pas bien le gras animal surtout et ça donne un dépôt qui se dépose peu à peu dans les artères. Donc au bout de quelques années il faut faire un régime anti gras ou prendre des médocs et rentrer dans le lobbing du médicament vu que c'est à vie.) En fait les docteurs c'est comme les vétérinaires il faut qu'ils gagnent plein de fric... Tout un méga lobbing de médicaments il parait que l'anti cholestérol " créastor" tiens la tête du marché. Tout ça étant basé sur l'espérance de vie plus ou moins longue du patient. Maintenant, on doit vivre à tout prix, en restant mince et en ayant l'air jeune en plus. Tout ça tiens parce qu'on doit absolument rester vivant pour les autres qui tiennent à vous plus que vous évidement. De préférence beau, mince et jeune. Le problème c'est que vivre tue et donne des rides au bout d'un certain temps. Du coup, on peu gagner un maximum de fric pour vous faire durer... Prenons un exemple: J'ai depuis quelques années une chatte, elle est arrivée un soir avec le chat qu'on avait à l'époque puis à pondu quelques chatons puis est devenu elle même grand mère. Un jour elle ne pouvait plus manger. Elle maigrissait à vue d'oeil. Alors je me décide à l'ammener au véto. Elle me dit gingivite. Elle me donne des anti bio, un bain de bouche.Elle me dis qu'un détartrage qui coute 60 euros pourrait l'aider si ça marche pas. Paf 80 euros. Je lui file plus ou moins son traitement mais ça marche pas trop. Alors j'y retourne. Elle lui fait son détartrage après endormissement,une piqure d'anti bio et commence seulement à me parler de la leucose du chat ou du sida du chat. Pour le savoir, un test coute 60 euros de plus que les 60 euros de la piqure d'anti bio et les 80 euros du détartrage. Je sais que cette chatte, jamais vaccinée est très certainement positive alors je ne fais pas le test partant du principe qu'elle l'a. Evidement le chat les piqures d'anti bio et le détartrage ça lui fait pas grand chose. Je la rappelle et elle me dis qu'il existe un produit à 150 euros cette fois injectable en trois fois après endormissement dont 3 fois 60 euros. Bref le cout en serait de 380 euros. Putain ça commence à faire un sacré investissement sur une chatte dont je sais même pas l'age qu'elle a. Tout ça pour quoi? pour éviter que tu la pique directement pour éviter qu'elle souffre parce que c'est assez courant comme maladie chez le chat non vacciné. Finalement, au début le chat se soigne tout seul et après quand la charge virale est trop élevé il se choppe des infections et pour finir au bout du rouleau et mourir. Si le véto m'avait dit directement tout ça, j'aurai économisé au moins 300 euros. N'ayant pas un coeur en béton je l'ai écouté en pensant que tout ce qu'elle lui faisait était bénéfique pour elle et pour moi car ça évitait de la piquer tout de suite environ 60 euros. Le prix de la vie en faisant souffrir l'animal ou le prix de la mort en me faisant souffrir moi parce que je la verrai plus. Au nom de l'amour que ne ferait t'on pas pour faire souffrir les autres? Pour qu'ils restent auprès de vous le plus longtemps possible, jeune beau et sans maladie. Le problème c'est que la vie c'est pas ça. Comme dans l'amour, il y a une phase belle, agréable puis une phase plafond plus ou moins agréable et une phase ultra descendante pas vraiment terrible ou là on change de partenaire. Si c'est la famille, les parents veulent que les enfants vivent et les enfants ne veulent pas voir leurs parents mourir...( enfin en général) Du coup entre la maladie fatale et toutes les autres maladies au long court généralement les plus fréquentes, sans parler de toutes les illusions anti age et pour maigrir, les médicaments et autres traitements ont un fric fou à ce faire. D'ailleurs, on tombe tous dans le panneau à un moment donné. Bah il faut bien que tout le monde vive. Je sais le parallèle entre le véto, les médicaments et le régime n'est pas évident mais je vais essayer d'y venir. En fait donc mis à part la santé et tout ces produits pour maigrir après avoir grossi en achetant des produits gras et sucrés,faire un régime au long court n'est pas social. Comment devenir maigre alors que partout, dans les supermarchés, restaurant et dans la famille il faut consommer? Comment dire non tout le temps au barbecue plein de merguez et de saucisses,au restaurant bien traditionnel en faisant semblant de manger parce qu'on sait qu'il y a une tonne de gras qui nous faut pas, au repas de famille, ou les cuisiniers aiment par dessus tout la triple crème, le beurre et autre fromage et charcuterie. Dans les magasins qui regorgent de nourritures qu'on ne peut pas manger. Si on est pas cuisinier pour soit même, le régime est absolument impossible à tenir sous peine de ne manger que des fruits pris vite fait ou faire confiance au plat light tout prêt dont on est envahi dans les grandes surfaces. Qui peut se payer un diététicien qui lui ferait la cuisine tout les jours? Comment se contenter de manger une salade tout seul sur son banc pendant un an alors que tout les collègues vont au restau? Bref à moins d'être une bande de secrétaire qui veulent maigrir les régimes sont anti social au long court. A moins d'imposer à tout le monde un régime sans gras et sans sucre et donc de tenir les rênes de l'alimentation dans sa famille en frustrant les enfants pour en faire de futur obèses ou boulimiques sans parler des anorexiques. Bref, il est dur dans nos sociétés de rester au régime. On nous apprends pas assez à utiliser avec parcimonie. Tout est dans le trop, la frustration et de nouveau trop. Qui a la force à long terme de rester dans le "non non merci" à moins d'en faire une obsession? J'y arrive à peu près car je ne travaille pas en communauté ( dans des bureaux ou autre travail qui demande une sociabilité) , passer plus de temps à faire à manger un truc pour les autres, un truc pour moi et avoir appris à faire semblant de manger les choses grasses et sucrés tout en restant convivial... Bref un boulot à plein temps pour échapper au lobbing du cholestérol, à la boulimie et à l'anorexie une obsession de la bonne recette de cuisine.