Son voile m’a assombri le regard, froissé le poignet
Elle est de celles qui vous hantent, vous habitent
Son regard est trouble, ses yeux me troublent
M’emplissent d’une rare inquiétude
Elle a déjà balayé tant de mes frères !
Derrière chaque vipère, elle sut toujours se cacher
Derrière chaque lance, chaque cri de guerre, elle murmurait
« Montre-moi ton amour, fidèle amant »
Et derrière moi, elle chuchote des notes de couleur qui m’apprennent la crainte.
En moi naissent aujourd’hui des volcans qu’elle sait dompter,
Des falaises qu’elle a survolées.
Et quand je me réfugie derrière l’artifice, c’est pour la tromper
Tout comme je te trompe, l'ami.
