les dekapés henissent...

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Tag - textes libres

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mercredi 4 août 2010

Aux sentinelles

Rien à voir avec l'espoir ou de le désespoir de l'araignée. Simplement une esquisse, glissée comme çà d'une fente à l'autre.

Aux sentinelles,

Qui s'avancent dans l'obscurité pour nous damer le terrain.

Quelque part ici elles murmurent

Chuchottes et font ombre à nos sombres voix intérieures

SchchscH CHEU 

Et chuchotent encore

Pour faire ombre, pour éclairer

les lanternes éteintes de nous égarés ici, tenant telles des lances

des postures et tenues qui les pousse,

puis nous pousse ensuite le jour venu,

à porter ce flambeau qui lui ouvre la voie.

samedi 13 février 2010

ss

Et pourquoi devrais-je ecrire mes vers en rime?

Et pour qui devrais-je demain raper en prose!

L'ami, pour toi!

Oui pour toi l'ami.

Toi qui as le S de celui qui sait

Ce S du sourire, et de la sanction

Le S de mes sarcasmes et celui là-même qui aujourd'hui me saigne.

Mon sang m'assigne qu'tut'sais absurde

Et mon sacrifice salue la soif de mes frères.

France sans sève et vidée de tout sens,

Pourquoi devrais-je aujourd'hui écrire pour toi en rimes?

Sensuelle saveur du sournois louvoyant et tellement pas bienfaisant!

Sert moi ce dollars que j'en oublie mes soucis.

Et taille toi la part belle, suce sangsue,

simplement de statistiques et pourcentages inquiet.

Cinquante et un?

N'est-ce pas là le nectar de ton insouciance?

Laiss'moi alors seul

Avec c'lourd bulletin qu'dans ton urne j'laisserai glisser.

... à mon politique préféré.

vendredi 12 février 2010

C.F.A.

3 LETTRES LOURDES DE SENS

3 lettres vides de tout bon sens.

3 lettres qui enterrent l'ouest Afrique dans un mic mac d'fric.

3 lettres oscilantes au bout d'un crochet,

Et dont les fluctuations affament ou engraissent.

Dirigeants, dirigez et faites osciller avec le CFA le coeur des familles que vous affamez.

FAMINE, FMI, quelles lettres nous manque-t-il donc?

A mes chefs d'états.

Texte pour un âne.

mercredi 10 février 2010

La Dame Blanche

Son voile m’a assombri le regard, froissé le poignet

Elle est de celles qui vous hantent, vous habitent

Son regard est trouble, ses yeux me troublent

M’emplissent d’une rare inquiétude

Elle a déjà balayé tant de mes frères !

Derrière chaque vipère, elle sut toujours se cacher

Derrière chaque lance, chaque cri de guerre, elle murmurait

« Montre-moi ton amour, fidèle amant »

Et derrière moi, elle chuchote des notes de couleur qui m’apprennent la crainte.

En moi naissent aujourd’hui des volcans qu’elle sait dompter,

Des falaises qu’elle a survolées.

Et quand je me réfugie derrière l’artifice, c’est pour la tromper

Tout comme je te trompe, l'ami.

vendredi 5 février 2010

White man. Monochrome noir.

Homme blanc

Brillant par la force de ta transparence, tu es pourtant chacun d’entre nous

Mes mouvements sont maladroits, parfois laids. Et pourtant tu es derrière chacun de mes gestes.

Quand je bouge, tu bouges aussi. Quand je danse, tu penses.

Tu es un peu mon frère, un peu mon père.

Alors quand tu as faim, je chasse. Et quand tu as soif, je t’invite au plus abondant de mes puits.

Tu te teindrais en moi et moi en toi. Nous sommes ensemble. Trop proches pour nous voir, si éloignés parfois.

Tu es la clef qui ouvre mes serrures, tu es aussi le coffre où je peux garder mes plus grands secrets.

Ton règne prendra-t-il un jour fin ?

Si tu venais à me quitter, homme blanc, je t’en prie,

Parle à tes frères de moi, envoie-les me rencontrer pour que, comme j’en ai tant le besoin,

Ils m’apprennent à comprendre pourquoi ma couleur est si sombre.